deux passagers de l'attente
aux envies latentes
instants éphèmeres,
Mon coeur mordu par ce démon
je comprend mon sang, son addiction.
Mon corps, mes chairs
se disputent le parfum posé sur mes lèvres.
Arrête toi
Le temps s'enlève - et tu es ailleurs -
nous lisse de ses sombres heures.
Tes prières qui nous privent tous
sous nom de communion : miasme de destruction.
Les insectes pullulants
sur les plaies infectées;
les cercles médisants
ne pourront jamais t'entacher.
Brisés les os, brisées les chaines, brulés tes choix,
Viens avec moi.
Nos corps dissonent de mélancolie.
Couvrir les ressentiment nourrir les textures
pour enfin sentir.
Léthargie maintenant exsangue
étreinte exiguë,
rêve d'infini perdu.
Je mène une existance anonyme
munie d'une personnalité insipide,
retraite, insignifiante
infiniment petite.
Sommeillent des songes nébuleux
sous mes yeux vaporeux.
Espère, arrête toi pour moi.
Ma folie névrotique
est persécution atavique.
Je détiens du père la phobie de l'Autre.
J'aspire à des moments emprunts de candeur.
Mais arrête toi.
Car maintes fois
j ai prié fervemment
j'ai voulu ardemment.
Je ne sais pas faire de phrase mais tu comprendras.

